Le chevalier de Milletail demande réparation au comte de Blayac, pour un camouflet qu'il a jadis essuyé. Il se montre si outrageant que le vieillard en meurt. Un peu plus tard, alors que Milletail se recueille hypocritement devant sa dépouille, en compagnie du marquis de Bellegarde, se présente, muni d'une lettre de recommandation, Ponceludon de Malavoy. Ce nobliau de province voudrait une audience royale pour un projet d'assainissement des marais putrides de la Dombes. Bellegarde l'informe qu'il arrive trop tard, et lui conseille de remettre sa lettre à la veuve. Mais Ponceludon n'est pas homme à renoncer et s'incruste à Versailles. Il se retrouve parmi des courtisans qui, autour de l'acerbe abbé de Vilecourt, s'adonnent, avec un plaisir mêlé de suffisance, à des joutes verbales. Raillé parce qu'il ne se soucie que des paysans «nourrissant les moustiques des Dombes», Ponceludon rétorque que ces paysans «nourrissent aussi les aristocrates». Le bon mot fait mouche.

Réalisateur : Patrice Leconte

Charles Berling : Le baron Ponceludon de Malavoy
Jean Rochefort : Bellegarde
Fanny Ardant : Madame de Blayac
Judith Godrèche : Mathilde
Bernard Giraudeau : Vilecourt
Bernard Dheran : Montalieri
Carlo Brandt : Milletail
Jacques Mathou : Abbé de l'Epée

1996